J'ouvre les volets du pavillon pfersdorf A. Dehors, un autre monde.
Petit à petit le soleil rentre. Il reveille les malades endormis.
Il reveille ceux qui n'ont pas eu la meme chance que nous.
Il éclaire et marque le début d'une nouvelle journée.
Une nouvelle journée derrière les murs. Avec des personnes exclues.
Que tout le monde ignore. Le soleil rentre et déja on sent l'agitation.
C'est la cellule de crise. C'est dérangeant.
Ca fait meme un peu peur au début. J'y passe souvent devant l'hopital
psychatrique, j'y passe et je sais bien ce qui s'y cache.
Pourtant il faut aller pousser la porte, il faut regader à l'intérieur
pour vraiment en prendre conscience.Peut-etre n'y retournerais-je jamais,
peut-etre qu'au contraire, j'irais à nouveau apporter mon aide,
un peu de soutiens, à ces gens qui ont tellement peu.
je ne sais où l'avenir me mènera mais je suis sure d'une chose.
Je n'oublierai jamais tous ces gens, qui à leur manière m'ont tellement appris.

